Respectons le sommeil du bébé

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le sommeil du tout-petit, un rythme d'endormissement personnel à respecter
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Le sommeil du bébé est une nécessité vitale pour sa croissance, il constitue un facteur important de son équilibre nerveux. Il faut donc respecter les rythmes de son endormissement et de son réveil ainsi que ses besoins.

Sommeil agité ou réveil ?

Le sommeil du bébé commence toujours sur un temps de sommeil allongé mais agité. L’équilibre s’établit pour finalement atteindre, à l’âge scolaire, un besoin en sommeil de 8 à 10 heures par nuit. Le bébé agite ses jambes, ses bras, ouvre les yeux,  les renferme, sursaute, grimace, tétait dans le vide. Parfois il pleure faiblement, sa respiration devient irrégulière. Tout cela reste pour des jeunes parents un fait impressionnant.

Comme à la maternité on ne leur avait presque rien dit sur la particularité du sommeil du tout-petit, les parents, au moindre remuement de leur bambin, le prenaient dans leurs bras, le berçaient, lui proposaient un biberon. Dès qu’ils le remettaient au lit, il se met à pleurer. Épuisé, il parvenait à s’endormir pour se réveiller une demi-heure après. C’est ainsi qu’ils commettent leur première erreur de jeunes parents. Celle de confondre sommeil agité et éveil. Malgré les apparences trompeuses, leur bébé s’endormait.  

Deux phases de sommeil du bébé

Il existe en fait deux phases de sommeil : le sommeil agité ou paradoxal qui stimule l’activité cérébrale : le bébé rêve et fixe dans sa mémoire les découvertes de sa journée ; puis le sommeil calme ou profond qui est un temps de repos où l’organisme « recharge ses batteries » et secrète une hormone de croissance.

En prenant dans ses bras un enfant couché depuis moins de trente minutes, on casse son programme d’endormissement. En procédant de la sorte, les parents coupaient le « câblage cérébral » qui s’effectue entre les deux phases du sommeil.

Des rythmes très personnels

Pendant les premiers mois de sa vie, le nouveau-né ne peut dormir une nuit entière parce qu’il n’a pas de réserves énergétiques. Il doit s’alimenter toutes les deux à quatre heures. Il ne différencie pas le jour de la nuit et dort seize heures sur vingt-quatre.

A environ trois mois, l’enfant commence à comprendre que la nuit est faite pour dormir. Les dix minutes où il pleure sans que personne ne réponde à sa demande constituent pour lui cette expérience. Bien sûr si les pleurs s’éternisent et s’amplifient, il peut avoir faim ou souffrir de troubles digestifs. Pour se rassurer, on peut contrôler sa température. Mais le prendre systématiquement lui donnerait à la longue de mauvaises habitudes. De trois à six mois, le bébé dort sept à dix heures et fait, le jour, trois à quatre siestes de deux heures environ. De six mois à un an, le petit enfant dort enfant dort dix heures d’affilée et ne fait généralement plus qu’une ou deux siestes. Mais les temps de sommeil sont très personnels. On a souvent tendance à classer les enfants en gros et petits dormeurs. En réalité le temps de sommeil est très similaire selon les âges, mais sa répartition est variable. En Angleterre, les parents, extrêmement attentifs aux différences de tempéraments des enfants, les qualifient d’alouette ou de hibou.

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Nécessaires, les rites du coucher    

D’un côté : les enfants du matin ; de l’autre ; ceux du soir. En effet, il est important de respecter chacun : inutile de tenir éveillé un « couche-tôt » qui tombe de sommeil ou de mettre au lit un « couche-tard » en pleine forme.

Les siestes prolongées inquiètes aussi certains parents. Ils se demandent si leur enfant ne risque pas d’être moins éveillé. Cette inquiétude n’est pas justifiée. Pendant la sieste, le bébé rêve, ce qui est bénéfique, et au réveil il est tout disposé à découvrir le monde. Il faut faire en sorte que le nourrisson s’endorme dans un endroit qui le sécurise. Sa chambre est le lieu idéal pour un sommeil réparateur. Si vous ne pouvez l’isoler, il trouvera lui-même ses points de repère dans votre chambre ou celle de la nourrice.

Autrefois, pour sécuriser les petits, on plaçait une veilleuse auprès d’eux. Cette lampe peut à la longue le perturber ; il aura tendance à se réveiller pour vérifier que la lumière est toujours là. On préférera un jouet dont la musique faiblit progressivement. La cérémonie du coucher est importante. Réunissez-vous dans sa chambre, entourez-le, faites un jeu et il découvrira que s’endormir c’est agréable.  

Le moment du réveil du bébé: à observer avec attention   

Le jeune enfant bien portant doit se réveiller plein d’entrain et d’ardeur pour entamer une phase d’éveil, si courte soit-elle. Certains enfants, pourtant, se réveillent toujours en pleurant, ils sont angoissés, inquiets dès qu’ils ont ouvert les yeux. Un tel comportement dénote un déséquilibre nerveux et psychique, ou encore une déficience physique qu’il faudra déceler au plus vite. De toute façon, un tout-petit ne doit pas se réveiller toujours de mauvaise humeur, manquant de force.

On considère qu’un bébé est bien réveillé lorsqu’il est calme, les yeux bien ouverts, quand il est capable de regarder et communiquer… c’est aussi quand il réclame l’attention des autres avec vigueur ! C’est le moment idéal pour le prendre et s’en occuper.  

Conseils pratiques autour du sommeil du bébé

-Respecter le mode d’endormissement et de réveil de son bébé et ne le forcer pas sous aucun prétexte à se plier aux rythmes du sommeil des adultes.
– Laisser au bébé le choix de la position convenable à son endormissement. Pour garantir sa sécurité, il est recommandé de coucher son bébé sur le dos afin d’éviter d’éventuelle suffocation de son bébé pendant le sommeil.

– Ménager un endroit calme, peu ou pas lumineux, avec une température idéale, décoré avec des objets familiers tels qu’une poupée panda en tissu doux, couverture bébé lama, un ours en peluche un aidera le bébé à se sentir bien et en sécurité.
– Bercer son bébé l’aidera à s’endormir tout en l’aidant à s’apaiser tout seul.

-Par des câlins, des histoires touchantes, des chansons joyeuses et des jeux calmes, les parents doivent aider leur enfant à s’endormir. Ce rituel doit être régulier, c’est-à-dire, reproduit à heures fixes, conservant un début et une fin, se dérouler suivant une suite logique ponctuant les moments préparant le sommeil : le déshabillage, le bain, le pyjama à enfiler sont autant d’informations favorisant l’assimilation du rythme biologique.

– Ne pas se précipiter systématiquement quand le bébé pleure un peu. Sachez qu’il peut parfois se calmera tout seul.  S’il ressent réellement un besoin, il continuera à pleurer avant d’éveiller l’attention qu’il exige.

– Ne pas solliciter trop souvent inutilement le bébé afin de ne pas perturber son système de repos.

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